LE PROCES DE JEANNE D'ARC et sa préface : "Pour une méditation sur la raison de Jeanne d'Arc" par Robert BRASILLACH

LE PROCES DE JEANNE D'ARC et sa préface :

Titre de livre: LE PROCES DE JEANNE D'ARC et sa préface : "Pour une méditation sur la raison de Jeanne d'Arc"

Auteur: Robert BRASILLACH


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Robert BRASILLACH avec LE PROCES DE JEANNE D'ARC et sa préface : "Pour une méditation sur la raison de Jeanne d'Arc"

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Brasillach et l’énigme Jeanne d’Arc à travers les minutes de son procès


Cette édition présente Le Procès de Jeanne d'Arc, texte établi et préfacé par Robert Brasillach (1932).
Au sommaire :

  • Introduction : "Pour une méditation sur la raison de Jeanne d'Arc"

  • Les séances publiques

  • Les interrogatoires secrets

  • Le jugement

  • La cause de rechuté


Jeanne, jeune paysanne de 19 ans va se trouver confrontée lors de son procès aux plus brillants prélats de l'époque.
Le texte des minutes du procès de condamnation de Jeanne d'Arc reproduits ici, témoigne de toute la puissance et de toute la pureté de la foi d’une Jeanne capable de contrer ses juges et de déjouer leurs pièges.
Ses accusateurs sont des clercs imprégnés de scolastique, système qui recherche la vérité à travers un questionnement de plus en plus serré de son sujet…
Une expérience mystique aussi énigmatique que celle de Jeanne ne satisfait pas aux canons de l’époque… Les inquisiteurs vont donc s’acharner sur elle ; pourtant Jeanne, par ses réponses, leur échappe, laissant un instant espérer pour elle une issue favorable.
Dans leurs rapports, cependant, ils ne retiendront de ses réponses que celles formulées selon leurs souhaits, pour mieux signer sa condamnation !

Ce texte est le reflet d’une Jeanne authentique donnant une très belle une leçon de courage, de sagesse et dévoilant un puissant sens de la répartie, au travers de ses grandes répliques :
"Vous dites que vous êtes mon juge. Avisez-vous de ce que vous faites, car, en vérité, je suis envoyée de par Dieu, et vous vous mettez en grand danger".

Les cas sont nombreux dans l’histoire, où la raison d’état a étouffé la simple vérité pour servir les intérêts de quelques puissants personnages.
L’affaire Jeanne d’Arc en est un exemple.
Au-delà de la seule apparente question de foi religieuse, le tragique dénouement, en sacrifiant sa vie, va surtout servir les intérêts de trois grandes Raisons d’État de l’époque : celle de la Bourgogne, de la France et même de l'Angleterre, dont les rois revendiquaient alors l'héritage du trône de France par leurs descendants communs...
Ce procès, vu à juste titre comme l’un des plus marquants de notre histoire, captive par cette étonnante et "providentielle" intervention de notre plus grande sainte dans le déroulement de l'histoire de la France.
Extrait : "Le plus émouvant et le plus pur chef-d'œuvre de la langue française n'a pas été écrit par un homme de lettres. Il est né de la collaboration abominable et douloureuse d'une jeune fille de dix-neuf ans, visitée par les anges, et de quelques prêtres mués, pour l'occasion, en tortionnaires. Des notaires peureux ont écrit sous la dictée, et c 'est ainsi qu'a pu nous parvenir ce prodigieux dialogue entre la sainteté, la cruauté et la lâcheté, qui réalise et incarne enfin, en les laissant loin derrière lui, tous les dialogues imaginaires qu'avait produits le génie allégorique du moyen âge.
[…] Dans ce recueil d'interrogatoires, […] il y a un drame humain et surhumain, que nul autre n'atteint. La puissance dramatique n'a ici nul besoin d'arrangement. Il ne faut pas s'étonner si le procès a pu, tel quel, être porté à la scène. Car c 'est bien une voix vivante que nous entendons, cette voix têtue, acharnée, qui si magnifiquement riposte, - ou qui, soudain éclairée par un avertissement miraculeux, - dépasse son insolence même et prophétise
." (R. Brasillach)

Brasillach fut impressionné et influencé par la pièce de Bernard Shaw, "Sainte Jeanne" (Saint Joan). Cette pièce-événement (1924) renforça l’intérêt des spectateurs pour une héroïne présentée avant tout comme un être humain, affirmant sa force face aux institutions de l’État et de l’Église.
Elle fut adaptée au cinéma en 1957 par Otto Preminger, avec la jeune Jean Seberg dans le rôle-titre, dont c'était le 1er film.